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samedi 22 avril 2017

Dieu pardonne lui pas ! de Stanislas Petrosky

Requiem est de retour


4° de couverture 

Estéban Lehideux, dit Requiem, est de retour.
Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre.
Il y découvre un docker bien sous tous rapports_si, si, ça existe_ accusé de meurtre une boîte d'import-export d'objets et de matériel pas très catholique; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre; des fanas du troisième Reich, et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu'il s'empresse toujours, dès qu'il la croise de la déshabiller!
Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu'à l'eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l'Ivraie...


Mon ressenti 

Suite à un concours sur la page auteur de Stanislas Petrosky,  j'ai gagné le deuxième tome de sa nouvelle série que j'aime beaucoup, elle est complétement déjantée et le personnage principal Requiem est un bel homme, cheveux long style américain possédant un magnifique mustang, il ferait rêver toutes les jeunes femmes, le seul hic c'est un curé, heureusement il est vachement open.
Un curé exorciste qui combat les démons et il lutte contre le mal.
"Pas possible ! Un homme d'église qui enquête sur des affaires pas très catholiques. "
(Mercenaire du Christ où soldat du boss son patron c’est le bon Dieu.)
Il se retrouve à nouveau embarqué dans une histoire de meurtre, un syndicaliste est accusé à tort,  il va se fondre dans la masse et réussir à découvrir se qu'il se trame dans cette entreprise gérée par un réseau sectaire nazi, un trafic d'objets rares.
 Comme dans le premier tome, il va hélas se retrouver constamment en présence du sexe opposé, que du bonheur pour lui qui va se donner à son activité favorite, « le sport de chambre ». Les femmes, il ne peut pas résister à leurs charmes, leurs courbes le rende très dur.
 De long en large et en travers, il donne tout ce qu’il peut mais à chaque fois c’est des remords alors il va retrouver le grand patron dans son église pour se confesser.
 Alors les nazis vont devoir affronter un super curé hors normes qui va les remettre à leurs places, à six pieds sous terre.
 J'ai été ravie de retrouver des noms de personnes que je croise souvent sur la toile, ils se reconnaitront.
Comme j'ai bien compris, il va falloir attendre la suite des aventures du curé le plus sexy que je connaisse.
Donc en conclusion, je peux vous dire que j'ai adoré cette deuxième épopée; je me suis régalée.
C'est a se tordre de rire, le personnage est un cas, il ouvre plus souvent sa braguette que son missel, c'est un anti-héros qui me plait beaucoup, je prendrai bien une bière avec lui au pub le Trappist.
Lisez le vite.


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http://www.editionslajouanie.com/dieu-pardonne-lui-pas-de-stanislas-petrosky.html


Auteur 

L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre.
Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir.
Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Evis Cadillac qui signe la préface et pour le second opus Dieu Pardonne, lui pas ! C’est cette fois Patrice Dard, le propre fils du maître et heureux continuateur de San Antonio, qui bénit le bouquin et signe une présentation aux petits oignons…

Romans :
Ravensbruck mon amour, Atelier Mosésu, 2015
L’Amante d’Étretat, Atelier Mosésu, 2016
Je m’appelle Requiem et je t’… Éditions Lajouanie, 2016


vendredi 21 avril 2017

Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de Didier Decoin



4° de couverture 

Catherine Kitty Genovese n'aurait pas dû sortir seule, ce soir de mars 1964, du bar où elle travaillait, une nuit de grand froid, dans le Queens, à New-York.
Sa mort a été signalée par une entrefilet dans le journal du lendemain:
<< Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle.>>
On arrête peu de temps après le meurtrier, monstre froid et père de famille.
Rien de plus.
Une fin anonyme pour cette jeune femme drôle et jolie.
Mais sait-on que le martyre de Kitty Genovese a duré plus d'une demi heure, et surtout que trente huit témoins, bien au chaud derrière leurs fenêtres, ont vu ou entendu la mise à mort ?
Aucun n'est intervenu.
Qui est le plus coupable ?
Le criminel ou l'indifférent ?
Récit saisissant de réalisme et réflexion sur la lâcheté humaine, le roman de Didier Decoin se lit dans un frisson.


Mon avis 

 J'ai craqué pour ce roman au salon du livre à Metz en écoutant Didier Decoin parler de cette histoire à une conférence très enrichissante, le 07 Avril 2017.
Je ne connaissais pas l'histoire de cette jeune femme, Kitty Genovese qui avait toute sa vie devant elle, elle était belle et elle aimait danser, elle aimait la vie et un soir quelqu'un de monstrueux lui a volé son destin.
Un drame qui a marqué les Etats-Unis et qui a fait de ce meurtre un déclencheur, depuis la mise en place d’un numéro d’appel d’urgence 911 à permit d’éviter beaucoup de morts.
C’est aussi surtout, la non-assistance à personne en danger qui m’a mise en colère et ce roman dénonce toutes les personnes qui sont témoins d’un viol ou d’une agression et qui ne bougent pas.
C’est eux aussi les responsables de la mort de Kitty et ils l’ont tués aussi par leurs silences et leurs hypocrisies.
Un tueur en série, qui hélas prend son pied en détruisant la vie de ses victimes et en violant leurs corps déchirés.
Ce roman est très dur et m'a donné des frissons en découvrant les atrocités du tueur qui n'a d'ailleurs aucuns remords.
 Il y a aussi la lâcheté des témoins qui ont tout vu mais qui se sont cachés derrière leurs rideaux, seule une jeune femme est sortie pour  porter secours à la victime, mais hélas c'était trop tard. La mort a emporté la belle Kitty qui ne méritait vraiment pas cette fin douloureuse.
Il y a un passage à la fin qui m'a marqué dans l’épilogue, c'est une citation d'Albert Einstein:

<< Le monde est un endroit redoutable. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu'à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher. >>

Merci à l’auteur pour sa gentillesse et sa sympathie et je vais continuer de lire les romans de Didier Decoin, c’est très captivant comme de l’écouter parler.
Je vous conseille vivement de le lire.


Auteur 

Didier Decoin est né en 1945 à Boulogne-sur -Mer.
Auteur d'une oeuvre importante, il a notamment obtenu le prix Goncourt en 1977 pour John l'Enfer.
Didier Decoin est membre de l'académie Goncourt.


Didier Decoin nous raconte son père, son enfance et des moments de sa vie, son parcours d'écrivain.( église St Pierre -aux -Nonnains à Metz)
 

mercredi 19 avril 2017

41 Vautours (tome 1) 48 heures avant Noël


4° de couverture 


En général 48 heures avant Noël, on se précipite sur ses derniers achats, on termine la décoration du sapin, on peaufine le menu du réveillon et on a des guirlandes plein les yeux .
Bref, on a l'esprit à la fête.
Mais pour Neil Mullhand, agent spécial du FBI expert en crimes violents,
cette fête virerait plutôt à la cérémonie mortuaire.
Il faut dire qu'en guise de cadeaux on lui expédie plusieurs balles dans la peau.
Ensuite, on le laisse pour mort dans un local à poubelles, en plein cœur du Bronx.
Sur quelle affaire enquêterait-il pour en arriver là ?
C'est à cette question que le lieutenant de police Amber Wilson, qui est  aussi la compagne de Neil, compte bien répondre.
Quitte à remonter jusqu'à la CIA et au sommet de l' État, dont les secrets bien gardés ne sont pas toujours reluisants.
Seulement, à vouloir les déterrer, ne risque-t-on pas sa vie et celle des gens qu'on aime?
Cela dit, dans le genre d'histoire, peut-on seulement se fier à ses proches ?


Mon ressenti 





   Bon après la lecture de ce roman, je peux vraiment vous dire que j’ai bien aimé le premier tome de Céline Tanguy, 48h avant Noël.
   C'est une histoire qui cartonne et qui m'a laissé dans un état de stress et de manque, comme une drogue dure, cette histoire nous emporte à New-York, le jour du réveillon de Noël tout ne se passe pas aussi sereinement que prévu.
   Amber Wilson va retrouver son cher et tendre" Neil Mullhand", sur un lit d'hôpital.
   Là commence, le récit d'une nuit de réveillon très mouvementée et pleine de coups de feu,  pour certaines personnes de l'équipe du Capitaine Erin Percy, cette nuit va virer au cauchemar.
   C'est le début d'une affaire mystérieuse, qui remonte loin dans le passé et qui va faire tomber un homme haut placé, le Sénateur Reno. (Pourquoi? )
   Dans ce premier opus on découvre quelques indices mais on nous laisse sur notre faim, comme dans un épisode de série américaine où à la fin ça ne se termine pas toujours comme on voudrait.

  On découvre nos personnages, Amber Wilson, Neil Mullhand qui c’est hélas fait tirer dessus, Saul Alvarez qui a disparu, Fiona le médecin légiste, la fille de Neil, Robyn Mullhand, Ed et Martin le père de Neil et le capitaine Erin Percy.
  Tout ce beau monde va être confronté à une affaire mystérieuse que la CIA  essaie à tout prix de cacher.
  Dans quoi le sénateur Reno était-il impliqué ?
 Amber va devoir faire face à un lendemain de réveillon dramatique et très dangereux.
  A la fin de cette première partie on a qu’une envie, c’est découvrir la suite de cette histoire tellement addictive, car on reste sur notre faim. 
C’est de la bonne drogue que Céline nous écrit en pédalant à fond sur son vélo elliptique où pas.
On peut-dire que c'est un livre qui a la patate comme son auteure. 
  J’adore cette série car elle nous emporte dans un endroit qu’on apprécie beaucoup les USA, en plein cœur de New-York. Les personnages sont attachants et on se sent vite à l’aise dans ce roman où il y a beaucoup d’action et des rebondissements à gogo, alors pour ceux qui vont le découvrir bientôt, accrochez-vous ça décoiffe.



Auteur 

Céline Tanguy est née en 1974 à Nancy en Meurthe et Moselle, elle a commencé à écrire en 2007, son premier livre terminé en 2012 est paru sous le titre " 88 888 - les enfants perdus ".

samedi 15 avril 2017

Tu n'auras pas peur de Michel Moatti



4° de couverture 

Jeune journaliste passionnée et déjà célèbre, Lynn Dunsday enquête pour un site d'information sur internet.
Reporter chevronné désormais proche de la retraite, Trevor Sugden travaille " à l'ancienne "pour un petit quotidien au format original.
Tous les deux vont traquer un assassin sans scrupule qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crimes les plus atroces, avant de les diffuser sur le net.
Sur les blogs et les réseau sociaux, les indices et les rumeurs circulent plus vite que les informations officielles.
Un mortel jeu de piste s'organise alors où Lynn et Trevor vont devoir faire face à la folie humaine, à leur conscience et au rôle qu'ils jouent dans cette escale de l'horreur.




Mon ressenti 


Contrairement aux autres polars, on découvre deux journalistes complétement différents.
J'ai adoré cette enquête qui ne nous laisse pas reprendre notre souffle une minute, dans Londres et sa province, on y découvre dans un lac le cadavre d'un homme noir assit sur un siège éjectable d'avion complétement congelé comme la mort d'un célèbre musicien américain "Otis Redding".
 Un tueur en série qui est vraiment cinglé et qui va nous emporter au bas-fond de son horreur, il fait de ses meurtres des mises en scènes de faits divers du passé, un seul lien les unis au tueur en série, la peinture bleue.
Tout au long de l'histoire, on suit Lynn et Trevor ," nos journalistes "dans des endroits bizarres où le semeur de cadavres est passé, le copicat filme aussi ses meurtres ce qui est encore plus gore. 
On s'accroche rapidement aux personnages principaux car ils sont adorables et parfois amusant, ils n'ont pas peur d'affronter la mort en face. 
Une deuxième découverte macabre qui est vraiment ignoble, on se retrouve tomber dans un engrenage et surtout on tombe dans le jeu de ce tueur maléfique.
Jusqu'à la fin je me suis régalée car ce thriller est vraiment époustouflant voilà j'ai trouvé le mot pour le décrire.
Trevor va faire un retour dans le passé pour essayer de retrouver des affaires similaires.
Merci à Brad Pat de m'avoir fait découvrir l'auteur Michel Moatti et j'espère lire ses premiers livres.
Je vous conseille vivement d'aller vous l'acheter rapidement dans votre librairie la plus proche.




Auteur 

Michel Moatti 




Maître de conférences à l’Université de Montpellier, Michel Moatti enseigne le journalisme et la communication.

Journaliste pendant seize ans, en particulier comme correspondant pour l’agence britannique Reuter’s, il a vécu à Londres au début des années 1990.

"Retour à Whitechapel" (2013) est le fruit d’une recherche de près de trois années dans les archives victoriennes et dans différentes bibliothèques historiques.

Suivront "Blackout Baby", "Alice change d’adresse" et, plus récemment ,"Tu n’auras pas peur".

Source : http://mediatheque.montpellier-agglo.com

vendredi 14 avril 2017

Des femmes qui dansent sous les bombes de Céline Lapertot



4° de couverture 

<< Vous avez couru à nos côtés, la caméra embarquée.
Vous avez marché aux côtés de nos mères, lorsqu'elles vendaient nos haricots, nos œufs et notre lait.
Vous avez partagé leur sueur.
Vous les avez suivies tout le temps.
Vous nous suivez partout, que nous nous battions, que nous vendions, que nous produisons.
Vous avez constaté une chose :
nous marchons.
Nous marchons toujours.
La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation de femmes.
Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer.>>

Dans ce pays d'Afrique, la guerre civile fait rage et nul destin n'est tracé.
Celui de Séraphine s'annonce heureux- elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime-, mais il bascule lorsque des miliciens saccagent son village.
Elle perd alors toute sa famille, et son innocence.
Sauvée in-extremis grâce à l'intervention d'une faction de l'armée régulière conduite par l'exceptionnelle Blandine, elle se joindra à sa troupe de  << Lionnes impavides>>, qui luttent dans l'espoir fou d'un retour à la paix.
Il est impossible de lâcher ce roman _ d'une pudeur et d'une justesse saisissante_ , hymne à 
l' héroïsme des êtres qui transforment leurs silences en un cri de courage et de fureur.



Mon ressenti 

 C'est un livre saisissant qui m'a pris aux tripes, j'ai découvert l'histoire de Séraphine et je me suis complétement plongée dans sa peau de femme blessée et avide de vengeance.
 Dans un petit village d'Afrique où règnent la peur et la guerre civile, les rebelles détruisent tout sur leurs passages. Pour Séraphine qui avait un bel avenir avec son futur mariage tout va s'écrouler.
Séraphine va subir une journée de ténèbres où elle va voir tous ses proches se faire tuer, elle subira un viol qui la changera à jamais.
 Elle va se venger et prendre les armes aux côtés d’autres femmes comme elle.
Les lionnes impavides vont partir à la chasse aux rebelles qui vont passer de très mauvais moments.
 Mon premier roman de Céline Lapertot que j’ai rencontré au salon du livre à Metz et avec qui j’ai pu discuter, c’est son deuxième livre qui pour moi est un véritable coup de cœur.
  Il est remplit de souffrances, de tristesse et de vengeance, je félicite le courage de ces femmes dans le monde entier qui se battent contre les injustices et aussi contre les violences faites aux femmes.
   Je remercie Céline Lapertot, pour sa gentillesse et je partage beaucoup ses idées sur pas mal de sujets.
   Et si on se battait nous aussi contre l’intolérance et l’irrespect de la femme, un jour l’homme doit comprendre qu’il ne peut pas violer en toute impunité, et un jour les femmes leurs découperont leurs attributs et se feront des colliers avec ! ( humour)
   C’est le genre de roman qui ressort toute la rage qu’on a à l’intérieur.

Voilà je vous conseille vivement de lire ce livre qui m’a énormément plu.


Auteur

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Des femmes qui dansent sous les bombes est son deuxième roman, publié après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre (Éditions Viviane Hamy) qui avait été plébiscité à sa sortie par les lecteurs et pour lequel les médias tels Télérama et le Nouvel Observateur s’étaient enthousiasmés.


Céline Lapertot et moi même au salon du livre à Metz, le 7 avril 2017. Je suis heureuse de l'avoir rencontré.